Références

Téléphone, Indochine, Jacques Dutronc, Natacha st Pier, Nadiya, Patricia Kaas, Louis Bertignac, Julie Zenatti, Elodie Frégé, Dany Brillant, Adam Vadel, Bensé, Vadel, Valentin Marceau, Romain Ughetto...


MB est un DA passionné de musiques et de chansons ! Un vrai ! Pro !

Louis Bertignac


"Ce qu’on aime avec Michel, c’est quand il dit : "ça sent le tube" ! Ça veut dire... qu’on va faire un hit !"

Peter Kitsch
 


Véritable tempête de sons et de mots, ce second album solo de Louis Bertignac se veut 100 % rock'n'roll. S'il enregistre une nouvelle fois à New York, c'est désormais dans le studio où officiait un certain Jimi Hendrix, ce qui donne forcément la pêche ! Aux manettes le célèbre Chris Kimsey, producteur des Rolling Stones, auxquels on sait que Bertignac voue une admiration sans bornes (et le mot est faible...). La liste des pointures ne s'arrête pas là : le bassiste a joué avec les bluesmen BB King et Buddy Guy, la grande et sulfureuse Marianne Faithfull se charge des choeurs tandis que notre Etienne Roda-Gil national, quand à lui, signé des textes sur mesure . Michel Boulanger après avoir avoir collaboré à l 'album live du retour de Dutronc au Casino  de Paris assure la direction artistique pour un Bertignac qui a rarement été aussi bien servi. Résultat : un album musclé et d'une belle qualité, aux rythmiques saignantes, à la prise de son soignée et à la production léchée. Que du bon !

Sylvie Devilette  Rock& folk


J’ai rencontré Michel Boulanger vers 1990 lorsque CBS est devenu Sony. Ma première impression – moi le fils de bonne famille - et que le gars Mickey était un vrai rocker ouvrier au sens Bruce Springteenien du terme et qu’il ne me ferait pas de cadeau : ses décisions étaient aussi tranchantes que le hachoir des Garçons-Bouchers de La Villette. A cette époque où la pop acidulée squattait le Top 50, il était là, en vrai pro, pour remettre les pendules à l’heure du "Rock Around The Show Business" : En clair et en mi majeur, Michel avait du flair, de la conviction et une sensibilité bien affutée sous son perfecto noir. Avec mes maquettes de chansons franco-californiennes, je me faisais démonter en comité d’écoute mais à l’avantage de ce Boulanger qui ne me roulait pas dans la farine, j’appréciais sa franchise et son côté grand frère qui te balance son pied au cul : pour mon bien naturellement ! Chaque fois qu’il me croisait à l’étage du PDG Henri de Bodinat, il cassait mon look de Beachboy :

- Mon p’tit Bruno, disait-il, au lieu de te trimballer le teint bronzé, Levi’s blanc et chemise hawaïenne, tu ferais mieux de bosser à donf, et de mettre tes tripes sur la table !

Michel avait raison : Je préférais les sunlights des dancefloors plutôt que d’affronter les ombres solitaires du mineur de fond : Composer, écrire, chanter, enregistrer, travailler encore et encore ! Il ne me l’a jamais reproché frontalement, ce n’était pas son boulot. Il m’a juste enseigné ce que j’ai finalement réalisé en grandissant : - Ne joue pas avec la musique, ne triches pas avec ton talent, si la vie t’a donné ce don, tu dois t’ouvrir les veines et tout sacrifier pour ton art… Sinon, changes de trottoir, mon pote et va pointer aux PTT !

L’avenir lui a donné raison et n’a jamais entaché notre amitié. Grace à lui, Bruno l’apprenti musicien est devenu Stabenrath un auteur professionnel… Quand à ma chemise hawaïenne, Michel l’a offerte à Laurent Voulzy. Et s’il constate ma mauvaise mine, il m’emmène déjeuner au soleil…

Bruno de Stabenrath


J'ai rencontré Michel car j'avais été sollicité pour écrire pour Jacques Dutronc, ce qui était à la fois un vieux rêve et pas une mince affaire! Michel supervisait le projet au sein de la maison de disques. Ce qui a plu chez lui à l'auteur que je suis, et c'est une qualité hélas pas si fréquente chez les directeurs artistiques, quand on se soucie plus du son de la caisse claire que du contenu d'une chanson, c'est qu'il est attaché aux mots. Souvent, avant même d'écouter une chanson, il va lire le texte. Les auteurs sont ses "chouchous". Dans son bureau, il y avait des dossiers de textes qu'il tenait à faire vivre, qu'il proposait à des compositeurs ou directement à des interprètes, sans encore de musique. Son penchant pour les mots avait fait des immenses Jacques Lanzmann et Etienne Roda-Gil ses favoris, preuve s'il en est de bon goût. Sans que cela passe pour de la prétention, je dirais que mes propres textes côtoyaient les leurs dans la petite bibliothèque. Bref, Michel c'est un vrai "pro", chaleureux, sympathique, sans prétention d'ego ou de pouvoir mal placé. Quelqu'un qui "sait lire" peut aussi lire dans l'âme des artistes.

Jean Fauque



L'enregistrement des play-back se fait à Paris, sur lesquels François Rauber greffera ses nappes orchestrales, puis Lubrano et Migeot retournent en Corse pour coucher les voix de Jacques.

Ça se déroule le matin, dans la cosy cave studio de dix heures à midi, jamais au-delà ! Surtout ne pas perturber le rythme de vie. Derrick, les chats, les visites de son père, les visites des amis au comptoir de la terrasse…il y a des priorités dans l'existence !

Puisqu'il est depuis l’album du  casino de paris le directeur artistique de Dutronc, je demande à Michel Boulanger comment on dirige artistiquement le chanteurJacques Dutronc.

-“Jacques sait ce qu'il ne veut pas, des cordes trop pompeuses par exemple. Il sait que ça ne sera pas pour lui. Parfois à propos d'un texte il va me dire en parlant du premier couplet : “Je  ne veux pas commencer une chanson par ça”. Il y a beaucoup d'artistes qui diraient " Je vais l'essayer".  Lui, je ne l'ai jamais vu essayer un truc et dire après “Non, c'est pas pour moi”.  Par contre, il reste plutôt ouvert quand il s'agit d'ajouter  une guitare ici, une contrebasse là…

-“Qu'est-ce qui fait qu'il n'y a pas eu de tubes dans sa production de ces vingt dernières années?”

-“D'un point de vue qualitatif, je ne pense pas qu'il y ait une grande différence entre Voulez-vous ou C'est peut-être ça  et ses grands succès des années 60. Rien ne manque. C'est la situation, le contexte médiatique qui a évolué. L'exposition est totalement différente. Dans Brèves Rencontres, il y avait une chanson qui s'appelait Le pianiste dans une boîte à Gand , un blues extraordinaire qui est passé à la trappe parce que les gens veulent aujourd'hui des choses formatées. Or, Jacques ne fait pas de la musique spécialement conçue pour telle ou telle radio. Dans les années 60, il n'y avait pas cette multiplication des médias et on reconnaissait la performance tout de suite. Quand on avait une grande chanson, on savait l'isoler. Mais si demain toutes les radios se mettaient à jouer C'est peut-être ça , ça ferait exactement le même score parce que c'est aussi bien écrit, produit et chanté qu'avant.”

Interview pour l’album de jacques Dutronc

 
© Michel Boulanger - photo : Adrien SICART - Gestion d'image & site © STEREDENN production